“…Et en plus avec le Kosovo, ça le fait pas trop de se la péter bel étranger [en Serbie]“.
Marc Baudry
“…Et en plus avec le Kosovo, ça le fait pas trop de se la péter bel étranger [en Serbie]“.
Marc Baudry
That SAA was signed or not, that will not change much about the independence of Kosovo. It seems to me more than improbable that Serbia get Kosovo in a near future, someone even told me that “it has been given a long time ago by Tito”, probably by giving the chance to people to study and work in their own language.
Perhaps in the long run, by a progressive return of the serbians in the area. I maybe do not have the same emotional attachment with this area, considering my biography, as the majority of the serbians, although I can understand this attachment, and can only condemn violences perpetrated to the serb enclaves, places of worships, monasteries,…
The signature of l’ ASA is probably a hollow act, but a symbolic act though. Serbia is in quite bad condition, I had on this subject long discussions with my father, uncle, aunt and cousin. What comes out from it is a deep dissatisfaction of omnipresent corruption, mafia monopolies (anticonstitutional) established on the sale at very low price of the state enterprises in the 90’s, a feeling of isolation due to the not-free circulation of the goods and people between Serbia and the majority of its frontier countries. Since the middle-classes, to which belongs my family, and low ones, have as much problems, rejecting the fault only on the foreign actors should be stopped, without denying their sometimes devastating implications, but putting the question of Serbia’s and few rich ultranationalist people’s responsibility about the situation in which it is in this moment.
With discharge, it is not easy to be geopolitically in the center of the tensions between the Russian, European, and Moslem empires. Sometimes does Serbia seem to me to be the untouchable gallic village and sovereign at all costs, which is all with its honor, but how much will that cost? It is very possible that I miss some elements being given complexity of the situation, and I enjoin you thus to enlight me with other informations if you’ve got some.
Here a small article which can add a little pepper to the debate:
http://www.monde-diplomatique.fr/cahier/kosovo/histoire
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Que l’ASA ait été signée ou pas, cela ne changera pas grand chose à la prise d’indépendance du Kosovo. Il me semble plus qu’improbable que la Serbie récupère le Kosovo de manière juridique dans un futur proche.
Peut-être à long terme, par un retour progressif des serbes dans la région. Je n’ai peut-être pas le même attachement affectif à cette région, vu ma biographie, que la plupart des serbes, malgré que je puisse comprendre cet attachement, et ne peux que condamner les violences perpétrées à l’encontre des enclaves serbes, lieux de cultes, monastères,…
La signature de l’ASA est probablement un acte creux, mais un acte symbolique tout de même. La Serbie est en bien mauvais état, j’ai eu à ce sujet de longues discussions, avec père, oncle, tante et cousin. Ce qui en ressort c’est un profond ras-le-bol de la corruption omniprésente, des monopoles mafieux (anticonstitutionnels) établis sur la vente à très bas prix des entreprises publiques, un sentiment d’isolement dû à la non-libre circulation des biens et de personnes entre la Serbie et la plupart de ses pays frontaliers. Si les classes moyennes, dont fait partie ma famille, et basses, ont autant de mal, il faudrait peut-être arrêter d’en rejeter la faute uniquement sur les acteurs étrangers, sans nier leurs implications parfois dévastatrices, mais se poser la question de la responsabilité de la Serbie elle-même quant à la situation dans laquelle elle se trouve en ce moment.
A décharge, il n’est pas facile de se trouver géopolitiquement au centre des tensions entre les empires russes, européens, et musulmans.
La Serbie me semble parfois être le village gaulois imprenable et souverain à tout prix, ce qui est tout à son honneur, mais quel est ce prix ?
Il est très possible que des éléments m’échappent étant donnée la complexité de la situation, je vous enjoins donc à m’éclairer d’autres informations si c’est le cas.
Voici un petit article qui peut ajouter un peu de piment au débat :
Ce qui s’est passé dans les rues de Belgrade et des autres villes du pays entre le 17 et le 21 février dernier a prouvé sans ambiguïté que l’élite politique serbe, réactionnaire jusqu’à l’arrogance et toute « technique » qu’elle soit désormais, est prête dès que l’occasion se présente à jeter l’oripeau du nationalisme de salon pour se livrer ouvertement à des manœuvres politiciennes de bas étage et aux récupérations partisanes les plus abjectes. De toute évidence, « l’avènement du peuple » rejoué le 21 février a été le premier épisode, agrémenté de prises à partie et de menaces clérico-fascistes, de la campagne électorale en cours.
S’il est resté jusqu’ici plutôt discret et tacite, le soutien qu’une composante essentielle de l’élite au pouvoir apporte à l’extrême droite serbe n’en est pas moins constant. Il a culminé le 21 février, au terme d’un irrésistible crescendo : déclarations violentes de diverses organisations de droite, mots d’ordre et marches de groupes néonazis, stigmatisation des adversaires politiques et appels à leur régler leur compte, propositions de restreindre la liberté de parole, agressions physiques contre les personnes, démolition des biens, destruction des œuvres d’art, interruption violente des débats publics, cas de discrimination nationale et religieuse et accrochages armés provoqués au Kosovo. Tous ces événements ont été systématiquement relativisés dans les médias. L’« état d’urgence » qui prévaut aujourd’hui est la conséquence logique de trois facteurs : remise à l’ordre du jour de la prétendue révolution antibureaucratique ; renforcement du populisme et du nationalisme ; retour des forces antiréformatrices, réhabilitées après l’attentat contre le Premier ministre Đinđić, qui occupent désormais le devant de la scène politique.
Nous, écrivains de diverses générations regroupés autour du Forum des écrivains, rejetons un modèle culturel fondé sur le nationalisme, reflet d’une conscience totalitaire, sur la démagogie et les manipulations, le détournement de la démocratie et du pluripartisme, la violence dans la vie politique. Nous appelons nos collègues du secteur culturel et tous ceux qui veulent un véritable avenir pour la Serbie à se joindre à nous, à exprimer publiquement leur désaccord et leur refus, à dénoncer l’état d’esprit qui règne aujourd’hui parmi les élites politiques et intellectuelles en Serbie, conduisant à un nationalisme toujours plus agressif, à l’auto-isolation du pays.
Invoquer les fantômes du passé, recourir aux idées de Nikolaj Velimirović et de Dimitrije Ljotić, comme on le fait actuellement, c’est retourner à cette matrice funeste et si reconnaissable dans laquelle s’est inscrite plus d’une fois l’histoire récente de la Serbie. Élevons-nous contre la mainmise des partis sur l’État et la culture, contre l’invention des ennemis extérieurs et intérieurs. Dénonçons l’inertie des opportunistes et les intentions destructrices de la droite agressive. Disons-le avant qu’il ne soit trop tard : nous n’acceptons pas !
Vladimir Arsenijević, Laslo Vegel, Mirko Đorđević, Predrag Čudić, Ibrahim Hadžić, Milan Đorđević, Filip David, Borka Pavićević, Nenad Prokić, Mirjana Miočinović, Mileta Prodanović, Borivoje Adašević, Bojan Tončić, Milica Jovanović, Vladimir Arsenić, Ivan Potić, Mića Vujčić, Dragoljub Stanković, Srđan V. Tešin, Siniša Tucić, Miloš Živanović, Saša Ilić, Tomislav Marković, Saša Ćirić
Source : Le Courrier des Balkans : http://balkans.courriers.info/article10388.html
Voir aussi l’article sur les monopoles mafieux : http://balkans.courriers.info/article10384.html